Développement Personnel & Entrepreneuriat· 8 min de lecture

Combien d'heures de prospection par semaine pour signer 2 mandats par mois ?

Mandataire immobilier planifiant ses heures de prospection dans son agenda

« « Je n'ai pas le temps de prospecter. » Traduction : « je n'ai pas de pipeline, donc bientôt je n'aurai plus que ça à faire. » »

Signer deux mandats par mois, c'est l'objectif qui permet à un mandataire de vivre correctement de son activité. Mais combien d'heures de prospection cela demande-t-il vraiment ? La réponse dépend de ton efficacité sur chaque canal, et la plupart des mandataires ne l'ont jamais calculé. Voici la méthode, à partir de taux de conversion réalistes, pour savoir exactement combien de temps investir et où.

L'entonnoir de conversion, du haut vers le bas

Toute prospection suit le même entonnoir : des actions (appels, portes, courriers) génèrent des contacts, les contacts génèrent des rendez vous, les rendez vous génèrent des mandats. Chaque étape a son taux de passage. Le calcul se fait à rebours : pour deux mandats, combien de rendez vous faut-il, donc combien de contacts, donc combien d'actions. C'est ce rétro-planning qui transforme un objectif vague en volume d'activité concret.

Des repères de conversion par canal

Les taux varient selon les personnes et les secteurs, mais des ordres de grandeur aident à cadrer. La pige convertit fortement quand l'appel est rapide et bien préparé. Le porte à porte demande du volume pour produire des rendez vous. Le boîtage et le farming travaillent sur le moyen terme. Le digital génère des contacts entrants mais avec un délai de maturation. La règle : mesurer ses propres taux plutôt que de se fier à des moyennes.

Combien d'heures, concrètement

Avec une efficacité moyenne sur les principaux canaux, il faut compter entre 8 et 12 heures de prospection active par semaine pour viser deux mandats mensuels, soit environ deux heures par jour sur cinq jours. Ce chiffre baisse à cinq ou six heures pour un mandataire expérimenté disposant d'un bon réseau de prescripteurs. En dessous de cinq heures hebdomadaires, le pipeline s'assèche généralement en quatre à six semaines.

L'erreur classique du mandataire occupé

La faute la plus fréquente : prospecter quand on n'a pas de mandats, puis arrêter dès qu'on en signe. Trois mois plus tard, le pipeline est vide et tout est à reconstruire. La prospection doit devenir une routine indépendante de l'humeur et du carnet de commandes. On protège ses blocs de prospection comme des rendez vous clients, tous les jours, même en période chargée.

Aller plus loin
Le gain de temps le plus concret en prospection active consiste à ne plus passer 45 minutes à décortiquer une annonce avant d'appeler. immoProspia réduit cette qualification, annonce par annonce, à quelques secondes. Le temps économisé se réinvestit là où il compte : plus d'appels, ou des dossiers de rendez vous mieux préparés. Sur dix piges qualifiées par semaine, le cumul est réel.
Gagner du temps sur la qualification

À retenir

La prospection n'est pas une activité qu'on fait quand on a le temps, c'est la première activité de la semaine, avant les visites et l'administratif. Les mandataires qui signent régulièrement ont tous le même réflexe : ils traitent leurs blocs de prospection comme des rendez vous inamovibles. Tu ne reporterais pas un rendez vous d'estimation ; ne reporte pas ta prospection non plus.

Questions fréquentes

Combien d'heures de prospection pour signer 2 mandats par mois ?
Avec une efficacité moyenne, entre 8 et 12 heures de prospection active par semaine, soit environ deux heures par jour sur cinq jours. Ce volume descend à cinq ou six heures pour un mandataire expérimenté disposant d'un bon réseau de prescripteurs.
En dessous de combien d'heures le pipeline se vide-t-il ?
En dessous de cinq heures de prospection active par semaine, la plupart des mandataires constatent un assèchement de leur pipeline dans les quatre à six semaines qui suivent.
Comment répartir ses heures entre les canaux ?
Une répartition équilibrée pour commencer : environ 30 % pige, 30 % terrain et porte à porte, 20 % boîtage et farming, 20 % digital. À ajuster ensuite selon ses propres données de rentabilité par canal.
Peut-on déléguer une partie de sa prospection ?
Certaines tâches oui : mise en place des alertes de pige, création de flyers, programmation de publications. Le contact direct, lui, ne se délègue pas : c'est le cœur de la relation commerciale personnelle.
Quel est le meilleur moment de la journée pour prospecter ?
Pour les appels de pige, 9h à 11h30 et 14h à 16h30. Pour le porte à porte, 10h à 12h pour les retraités et 18h30 à 20h pour les actifs. Le matin, avant l'administratif, l'énergie est généralement optimale.
Comment tenir la discipline quand on a beaucoup de mandats ?
Bloquer des créneaux de prospection dans l'agenda comme des rendez vous inamovibles. La règle « deux heures avant midi, tous les jours » est l'une des plus efficaces.
La qualité peut-elle compenser un faible volume ?
Jusqu'à un certain point. Une prospection très qualifiée est plus efficace qu'un volume non ciblé, mais en dessous d'un certain seuil d'activité, même la meilleure qualité ne compense pas le manque de volume.
Faut-il prospecter le samedi ?
Oui, partiellement. Le samedi matin, de 9h à 12h, est l'un des meilleurs créneaux de porte à porte car les propriétaires actifs sont disponibles. Le dimanche est perçu comme intrusif.
Comment calculer son coût par mandat par canal ?
Coût égale temps multiplié par le taux horaire souhaité, plus les coûts directs, le tout divisé par le nombre de mandats générés. Comparer ce coût entre canaux montre où investir en priorité.
Faut-il maintenir la prospection pendant les vacances ?
Garder un minimum de deux à trois heures par semaine évite l'effet de remise à zéro du pipeline. On peut aussi anticiper en intensifiant les deux semaines précédentes.
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