Le Métier de Mandataire· 7 min de lecture

La règle des 3 touches : rester présent chez vos contacts sans être intrusif

Mandataire immobilier préparant une relance courrier pour un propriétaire

« 1 contact sans suite, oublié. 3 contacts bien espacés, mémorisé. 7 contacts réguliers, référent. Tu en es où ? »

En marketing, il faut en moyenne plusieurs points de contact avant qu'un propriétaire prenne une décision. En immobilier résidentiel, trois contacts bien espacés et bien ciblés suffisent souvent à transformer un « non merci » de départ en rendez vous d'estimation. La clé, c'est la forme de ces contacts : chaque touche doit apporter de la valeur, pas de la pression.

Pourquoi la répétition crée la confiance

Bien dosée, la répétition ne lasse pas, elle rassure. Un propriétaire qui reçoit trois messages utiles et espacés associe ton nom à une présence fiable, pas à du harcèlement. Le mandataire qui abandonne après un premier contact raté perd des mandats que son confrère plus régulier signera trois semaines plus tard. Tout se joue dans l'intervalle et dans le contenu.

La séquence des trois touches

  • Touche 1, à J0 : un appel direct, se présenter, citer l'annonce, proposer de la valeur.
  • Touche 2, à J+7 à J+14 : un email ou un courrier avec une information concrète et locale.
  • Touche 3, à J+21 à J+30 : un SMS court ou un nouvel appel, sans pression, pour rester présent.

Varier les canaux entre les touches évite la monotonie et multiplie les chances d'atteindre le propriétaire au bon moment. Après trois touches sans retour, on bascule dans une séquence de long terme, mensuelle, car en immobilier un projet peut mettre douze à vingt-quatre mois à se concrétiser.

Touche de valeur contre touche de pression

Une touche de valeur apporte quelque chose d'utile : une transaction récente dans la rue du propriétaire, un délai de vente moyen local, un signal de marché pertinent pour son bien. Une touche de pression demande sans rien donner. La première crée de la confiance, la seconde de l'agacement. La deuxième touche, celle qui apporte une information concrète, est souvent la plus déterminante de toute la séquence.

Aller plus loin
La touche qui fait mouche est celle qui parle du bien du propriétaire, pas de toi. immoProspia permet d'alimenter cette deuxième touche avec des données précises issues de l'analyse de son annonce, ou des biens comparables de sa zone. Le résultat : une relance que le propriétaire a envie de lire, parce qu'elle lui parle directement de sa situation.
Nourrir ses relances de données locales

À retenir

La règle des trois touches n'est pas une formule magique, c'est un cadre qui t'oblige à être régulier, pertinent et patient. Appliquée à tous tes contacts, la discipline de la séquence crée un flux de mandats continu et prévisible. Personnalise chaque message avec au moins un élément propre au propriétaire (sa rue, son type de bien), et respecte toujours un refus explicite.

Questions fréquentes

D'où vient la règle des 7 touches en marketing ?
C'est une heuristique marketing popularisée dans les années 1930. Appliquée à l'immobilier, elle signifie qu'un propriétaire a besoin de plusieurs contacts avec un mandataire avant de lui faire assez confiance pour l'inviter en rendez vous.
Trois touches suffisent-elles vraiment ?
Trois touches bien conçues sur trois semaines suffisent dans la majorité des cas à transformer un contact tiède en rendez vous. Sans retour après trois touches, on bascule en séquence de long terme, mensuelle.
Quelle différence entre une touche de valeur et une touche de pression ?
Une touche de valeur apporte quelque chose d'utile (transaction récente du secteur, tendance de marché). Une touche de pression demande sans rien donner. La première crée de la confiance, la seconde de l'agacement.
Quel canal pour chaque touche ?
Touche 1 : appel direct. Touche 2 : email ou courrier avec une information concrète. Touche 3 : SMS court ou nouvel appel. Varier les canaux entre les touches évite la monotonie.
Comment personnaliser sans donner une impression de copier-coller ?
Intégrer dans chaque message au moins un élément spécifique : la rue, le quartier, le type de bien évoqué au premier contact. Cette personnalisation minimale change radicalement la perception.
La règle s'applique-t-elle aux contacts de recommandation ?
Oui, mais avec une séquence plus courte. Un contact recommandé est déjà préchauffé, une ou deux touches suffisent souvent. La séquence de trois touches vise surtout les contacts froids ou tièdes.
Faut-il faire les trois touches même après un refus clair ?
Si le refus est explicite (« ne me recontactez plus »), il faut le respecter, légalement et par éthique. Un simple « ça ne m'intéresse pas » de premier contact n'est pas un refus définitif.
Peut-on automatiser les séquences sans perdre l'humain ?
Oui. La planification (via un outil d'emailing ou un CRM) assure la régularité. L'automatisation gère le timing, l'humain garde la main sur le contenu et la relation.
Après combien de séquences sortir un contact du pipeline actif ?
Après trois séquences de trois touches sur trois mois sans aucun retour, passer le contact en liste de long terme, avec un contact trimestriel passif. Les projets immobiliers mettent parfois douze à vingt-quatre mois à mûrir.
Comment mesurer l'efficacité de ses séquences ?
Suivre pour chaque séquence : taux de réponse à la touche 1, aux touches 2 et 3, nombre de rendez vous obtenus par séquence complète, et délai moyen entre le premier contact et le rendez vous.
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